Une cour de cette taille, devant un abri ouvert où rentrent des engins et des remorques, ne se traite pas comme une allée de voiture. Le revêtement devait encaisser des charges lourdes et répétées, y compris en manœuvre — c'est là qu'un pavage souffre le plus, parce que les roues braquent sur place et cisaillent les joints. L'eau de ruissellement de la toiture de l'abri devait elle aussi être reprise, sans quoi elle creuse une rigole à l'aplomb de la rive.
Fondation épaisse en empierrement compacté par couches, dimensionnée pour la charge réelle et non pour un usage domestique. Pavés béton de forte épaisseur posés sur lit de pose régulier, avec un appareillage croisé qui répartit l'effort de braquage sur plusieurs rangs au lieu de le concentrer sur un seul joint. Butée béton continue sur tous les bords libres : sans elle, un pavage de cette surface s'ouvre par les rives en quelques mois. La transition vers l'accès en empierrement se fait par une rangée de bordures arasées, qui tient le bord du pavage et laisse passer les engins sans ressaut.
Une cour qui supporte les manœuvres quotidiennes sans déformation ni joints ouverts, et un accès qui reste praticable par temps humide. Les joints ont été rechargés après les premières semaines de service, le temps que l'ensemble se serre.
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